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Conversation : Plus loin que le bout de son guidon....

Publié le par Patrice

Allons plus loin....

 

Par ces temps "compliqués" ou le paradoxe du moment, privés de liberté, confinés, est bien cette "liberté", celle d'avoir "du temps", à soi et pour soi. Je vous propose donc d'en profiter, de se poser pour sortir de notre quotidien vélocipédique et de justement prendre un peu de ce temps qui nous est offert pour "lire" cet échange entre notre Président Philippe Lambert et Guy Michel...

Commencez par visionner la très belle et questionnante vidéo de Guy Michel...

L'échange est sous la vidéo....

Guy Michel :

Pas de vélo dans l'immédiat et le futur ...

Une considération immédiate : le souhait que tu vas bien en ces temps chahutés.

Mais l’humain n’agit et ne réagit que face au mur, le souvenir de cette crise risque de s’effacer, où seront les solidarités exprimées en ce moment, où seront les interrogations actuelles ?

Avec beaucoup d’humilité et de respect j’exprime dans la vidéo ci-dessus un regard témoin d’une rupture....Le covid 19 appelle à re-penser pour panser la société...

Amitiés sportives

Guy MICHEL

(Facebook @guymichelmunster)

Philippe Lambert :

 

Bonjour Guy

Grand merci pour cette vidéo qui questionne fondamentalement notre rapport à la vie et à la mort entre autre. Celle ci ( la mort) est devenue tangible, grâce ou à cause du virus (il y aura sans doute d'autres pandémies) qui est un ennemi insaisissable. Il n'y a rien de pire qu'une menace flottante. Voilà qui surprend dans ce monde hyper consumériste car même les super héros que nous avons inventé au cinéma ou dans nos têtes (qui ne sont que héros volatiles ) ,deviennent de futiles recours à notre aveuglement. Eh oui nous sommes mortels .

C'est pourtant un même tissu humain qui nous unit et nous semblons à peine le découvrir, plus exactement l'éprouver .Ce qui rend d'autant plus inhumain la richesse indécente d'une minorité trans-nations, gavée et repue tandis que d'autres si pauvres qu'ils crèvent du manque de l'élémentaire.

Anesthésiés, nous avions oublié que la vie est brève et fragile. Ce difficile réveil nous incitera t-il individuellement et collectivement à adopter un nouvel ordre de priorités?? A distinguer entre l'essentiel, le “vrai vital ” et l'accessoire et le superflu qui pollue les consciences. ???? Mais ou allons nous?

La manipulation des masses n'est pas l'apanage des seuls pays totalitaires. N'est -elle pas plus sophistiquée mais prégnante et sournoise dans nos modèles dit démocratiques ? N'en sommes nous pas à la fois tous complices et victimes ??Ceci même si ce n'est pas tous avec la même intensité..

Individuellement la mort est inéluctable, mais la mort de l'humanité l'est-elle???

"Je me révolte ,donc nous sommes" écrit Camus auquel tu fais référence de façon pertinente . Certes ,mais le problème c'est précisément ce passage du JE (le MOI JE) au NOUS. C'est pas gagné.... Je fais toutefois mienne cette proposition de l'écrivain Juif David Grossman dans un récent article du monde et traduit de l'hébreu:

" L'imagination n'est pas uniquement capable de broyer du noir, mais aussi de préserver la liberté de l'âme.Pendant cette période tétanisante, elle est comme une ancre que nous lançons des profondeurs du désespoir vers l'avenir"

Je crois que je vais aussi relire La Peste et l'Homme Révolté. Encore merci à toi .

Amitiés sportives

Philippe Lambert

Crédit Photo : Victor Sero

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